Premières réflexions sur le cours de sociolinguistique

keep calm multilingual

citation socioling

Le cours de sociolinguistique et didactique des langues est un volet du Master que je découvre avec beaucoup de plaisir. En effet, ce cours met les langues au centre de la réflexion, ce qui m’enthousiasme particulièrement, étant donné mon goût pour les cultures et langues étrangères et le rapport que j’ai toujours entretenu avec celles-ci, au travers de mon expérience de vie personnelle et de mes expériences de vie professionnelles.

Le travail final que Stéphanie Galligani, notre enseignante, nous demande de réaliser pour valider ce cours consiste en une biographie langagière. Qu’appelle-t-on « biographie langagière » ? La définition de J.-P. Cuq apporte un bon éclairage :

« Ensemble des chemins linguistiques plus ou moins longs et plus ou moins nombreux qu'[une personne] a parcourus et qui forment désormais son capital langagier: elle est un être historique ayant traversé une ou plusieurs langues, maternelles ou étrangères, qui constituent un capital langagier sans cesse changeant. Ce sont, au total, les expériences linguistiques vécues et accumulées dans un ordre aléatoire qui différencient chacun de chacun.»

Je découvre aujourd’hui ce terme de biographie langagière et ce genre très particulier de biographie, envisagée sous l’angle des langues qui ont traversé nos vies. Etant donné la passion que j’ai pour l’écriture, ce travail biographique, que je n’avais jamais envisagé auparavant, représente pour moi un petit bijou intellectuel. Remonter le temps et porter un coup de projecteur sur ces fragments de vie va me permettre, sans nul doute, de faire remonter à la surface des choses oubliées, favoriser une prise de conscience, de partir dans une quête exaltante de son propre soi.

Outre la dimension de plaisir que je viens de décrire, écrire son chemin de vie en y apposant le filtre des langues et des cultures, qu’est-ce que cela apporte en termes de compétences ?

D’abord, la capacité d’écrire un récit dans un genre qui présente les caractéristiques de l’autobiographie mais auxquelles on peut ajouter d’autres dimensions, explicatives, réflexives, factuelles, qui vont venir s’intercaler entre les moments de récit pur.

Ensuite, la capacité à prendre conscience des acquis en langues et cultures et la capacité  à rendre compte des processus et mécanismes d’apprentissage de ces langues et connaissance des cultures.

La capacité à se penser comme être multi ou pluri et non plus monolingue. La capacité à se voir différemment et prendre conscience que l’on est et que l’on a peut-être plus que ce que l’on croyait au départ.

La capacité à valoriser son parcours, son identité propre et d’en faire émerger une vision plus claire de ses propres valeurs.

La capacité à réfléchir sur soi, dans un travail qui ne peut être réalisé que par soi car qui mieux que nous-mêmes connaissons notre propre histoire ?

La capacité à réutiliser la notion de processus d’apprentissage et la transférer  dans un contexte de création d’outils didactiques et mises en place de stratégies d’apprentissage.

La capacité à prendre en compte le lien social qui nous lie à l’Autre au travers de ces expériences de vie et la capacité à développer ce lien.

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