e-Portfolio, images et droit : une première amorce au cours de Bruno Conte

© Christopher Dombres

© Christopher Dombres

Notre quattuor d’étudiantes s’est donc reformé aujourd’hui en salle 20, pour la 3ème fois. Une camarade a posté sur la page d’accueil de son e-portfolio une image, qui a tout de suite retenu mon attention. Je lui ai demandé si elle avait vérifié que l’image était bien libre de droit. Ma camarade m’a dit qu’elle avait récupéré l’image sur un autre blog, ce qui, selon elle, lui permettait à son tour de réutiliser l’image sur son propre blog. Ceci a déclenché une discussion sur les droits de l’image, que j’ai trouvé fort intéressante; en effet, notre master étant, de part sa nature, intrinsèquement lié à Internet, il est primordial d’adopter les bons comportements par rapport à l’utilisation des contenus en ligne. En tant que correspondant local pour une revue d’écologie, j’ai dû auparavant effectuer des recherches sur les droits de l’image, puisque chacun de mes articles doit être illustré et que je n’ai pas toujours la possibilité de prendre mes propres photos. Je sais donc que les internautes utilisent les images bien souvent sans respecter les droits qui y sont rattachés, et ce, souvent par simple méconnaissance des lois et droits liés à la propriété intellectuelle. Là j’anticipe le cours  de Bruno CONTE, Propriété intellectuelle et droits voisins, qui ne nous sera accessible que courant janvier mais ces réflexions « in medias res » représentent une première amorce, qu’il me semblait important de souligner puisque nous avons débuté notre e-Portfolio et que celui-ci va/pourra contenir des illustrations glanées sur le web. Le thème que j’ai choisi pour mon e-Portfolio offre justement une place de choix à l’image; c’est un thème que j’ai retenu pour son aspect extrêmement esthétique. Je souhaitais que mes articles soient accompagnés, dès que possible, d’une illustration ad hoc. Cela demande un travail de recherche pas toujours très simple, à cause de ces fameux droits de l’image.

J’ai par ailleurs souhaité personnaliser ce blog en créant mon propre Gravatar, que l’on voit en page d’accueil du blog, une empreinte digitale, estampillée 2.0. Pour ce faire, j’ai récupéré une image libre de droit et modifiable et y ai inséré le 2.0, symbole numérique du web tel que nous le connaissons actuellement. J’ai utilisé le logiciel libre GIMP (GNU Image Manipulation Program), équivalent du fameux logiciel de retouche photo Photoshop.

Pour répondre aux interrogations de mes camarades aigémiennes, je dirais  qu’avant de réutiliser une image ou un autre support sur le web, il faut toujours vérifier sous quelle licence celui-ci est diffusé. A ce propos, je ne me fie pas toujours au filtre Google, et préfère naviguer sur des sites dédiés aux images, où une indication claire des licences utilisées est mentionnée. Autre point que j’ai envie de souligner, l’utilisation par un autre internaute d’un contenu ne signifie pas que celui-ci ait été vérifié, loin de là ! La prudence est donc de mise pour chacun de nos « emprunts » numériques !

Rendez-vous en janvier pour approfondir le sujet !

Impressions à chaud

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Le moment tant attendu de l’ouverture de la plateforme est arrivé ! Cela m’amuse de repenser à l’état de frénésie dans lequel nous étions tous avant que l’accès aux cours – et donc au Savoir! –  nous soit possible. Nous étions comme des enfants attendant impatiemment l’ouverture de Disneyland. Maintenant qu’on nous a ouvert la porte, quelles sont mes impressions à chaud ? Premièrement, je trouve l’ergonomie de la plateforme tout à fait claire, je navigue aisément entre les onglets, et me retrouve vite dans l’arborescence. Pas de chance de se perdre, a priori. En revanche, certains forums n’indiquent pas clairement les messages déjà lus, du coup, c’est un peu le risque : passer à côté de certaines publications. Heureusement, il existe un « digest » des messages édités sur l’ensemble des forums, disponible à partir de notre boîte i-Sorbonne.

Je n’ai pas encore une vue d’ensemble de chacun des cours ouverts mais je sais déjà que mes priorités sont les suivantes :

– apporter ma contribution au trombi de la promo,

– lire in extenso le cours sur l’e-portfolio,

-« attaquer » le cours D9CH1,

– avoir une vision globale du cours D9CM2

Au vu de la masse de travail qui nous attend, je me dis que la barre est placée très haut. Le challenge est énorme lorsque l’on sait que l’on devra passer 4 jours de la semaine à travailler en entreprise. Il est pourtant une chose capitale pour moi, prendre plaisir à mes études, prendre le temps de travailler et retravailler mes travaux. J’ai aujourd’hui l’impression d’être arrivée au seuil de la Caverne d’Ali Baba, tant ce Master me semble riche en enseignements. Mais pour avoir droit à ces richesses, il faut subir un tas d’épreuves. Ce e-Portfolio sera mon Fil d’Ariane, qui permettra au lecteur et bien entendu à son auteur de retracer le chemin parcouru. Il faudra pour chaque épreuve tenir compte des deadlines, mais j’espère que le chrono ne prendra pas le pas sur le reste…

E-portfolio et Identité Numérique

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Je me souviens d’une citation qui m’avait particulièrement plu, de Gabriel Garcia Marquez : « J’ai appris que le monde veut vivre au sommet de la montagne sans savoir que le vrai bonheur est dans la manière de l’escalader. »

Ce e-portfolio sera mon cheminement vers la montagne. Un carnet de bord qui me permettra de visualiser au fur et à mesure le chemin parcouru, comme sur une carte. Point de départ, point d’arrivée, l’alpha et l’omega.

La particularité de cette carte, c’est que le chemin suivi ne pré-existe pas à celui qui l’emprunte. C’est celui qui chemine sur la route qui en crée les contours, en définit les lieux.

Je la visualise longue, escarpée, extrêmement riche, de belles rencontres (ça a déjà commencé!), gens croisés en chemin ou compagnons de route, qui donnent une direction, aident à aller jusqu’au bout, que l’on soutient. Mais surtout une richesse faite des savoirs, des connaissances, des compétences, que l’on acquiert chemin faisant.

Ce e-portfolio c’est aussi un herbier numérique, dans lequel je vais pouvoir collecter et organiser mes idées, trouvailles, pensées, articles, images, videos, au fil du temps… Un bric-à-brac organisé, un melting-pot rationnel.

C’est aussi une psyché à usage pédagogique qu’on oriente, selon le point de vue désiré : vers soi-même, vers les autres, vers le passé, le « déjà fait », ce qui m’a défini jusqu’alors, vers le présent, et vers l’avenir, « je suis un ingénieur pédagogique en devenir »…

Comme nous l’a dit Mme Muhlstein, le e-portfolio est une véritable carte de visite, qui permet avant tout de développer sa propre identité numérique professionnelle.

Ce e-portfolio se veut donc hybride : espace réflexif, espace créatif, espace de communication et vitrine sur le monde.